DISSONANCE COGNITIVE ET PARADOXE DE LA VIANDE

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Vous avez peut-être déjà entendu parler de ce terme qui désigne un mal très répandu dans nos styles de vie actuels.

Alors voyons un peu de quoi il s’agit:

Il y a dissonance cognitive lorsque les faits et la réalité sont en contradiction avec nos croyances.
Cela crée un inconfort psychologique que nous cherchons à réduire.

Lorsque les croyances sont profondément ancrées, la plupart d’entre nous vise à les conserver intactes face à une réalité dérangeante.
Nous mettons en place des processus psychologiques inconscients. Nous minimisons et oublions ce qui nous dérange, ou détournons notre attention, ou bien nous transformons et réinterprétons le réel de sorte que nos croyances restent intactes.

Les croyances collectivement partagées sont prises pour des vérités indiscutables par tous, donc elles sont indiscutées. Même lorsque les faits démentent ces croyances, il vous faudra beaucoup de courage, d’abnégation et de détermination pour vous faire entendre et vous faire comprendre, surtout lorsque ces croyances infondées sont universellement partagées dans une communauté.

Pour illustrer cette définition, rien de mieux qu’un exemple parlant:

 » le paradoxe de la viande » : Ne pas vouloir de mal aux animaux et cependant s’en nourrir, jouir des avantages que cela procure (bénéfices gustatifs, bénéfices en termes d’intégration sociale… ), causant de la sorte leur souffrance et leur mort.

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Je hais la cruauté animale.

Dans les pays riches, les très nombreux adeptes du régime carné appartiennent aussi à la catégorie de personnes qui répugneront à faire du mal à un être vivant.
Par ailleurs, 50 % environ des foyers français et plus de 60 % des foyers américains comptent un ou plusieurs animaux de compagnie, parfois considérés comme des membres à part entière de la famille. On les soigne, on consacre une partie de son budget à les nourrir, on leur parle et on les pleure quand ils disparaissent. Même si manger de la viande est rarement vu, sauf dans le cas des végétariens, comme un choix moral, les carnivores, qui savent parfaitement comment steaks et côtelettes arrivent dans leurs assiettes, doivent donc atténuer la dissonance existant entre leurs pratiques culinaires, leur amour des animaux et leur dégoût de l’abattoir.

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Pour mettre son âme en paix et résoudre le paradoxe de la viande, le carnivore humain « démentalise » les animaux qu’il mange (alors même qu’il « anthropomorphise » les animaux de compagnie) ce qui est d’autant plus facile dans les pays dans lesquels la viande est industrialisée, on la trouve alors découpée, emballée bien proprement dans des barquettes en polystyrène ou encore en surgelé, ce qui rend le lien viande-animal beaucoup plus difficile à faire… on peut tout de même voir encore un peu de sang, quelques plumes parfois, associés à une odeur forte, bref des signes d’une vie passée de ces « morceaux ».

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C’est là qu’interviennent les marketeurs des industries de la viande.
Ces indices de rappel de la mort d’un être vivant ne sont pas très vendeurs.

Le rôle des marketeurs est, entre-autre, d’obtenir le plus d’achats possibles chez le consommateur, dans l’idéal rendre l’acte d’achat régulier et l’acheteur fidèle.

Ils « aident » alors le consommateur à diminuer cette dissonance, pour gommer au maximum cette image de mort et de souffrance, par différents moyens, dont:
– les termes utilisés
– les images
– les arguments de « professionnels » de la santé et des animaux (sponsorisés par les lobbies)

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L’atmosphère doit évoquer la joie, la santé, le bonheur, tout ce qui peut donner une image positive et vendeuse à cette chair animale.

Voilà comment nous sommes confortés dans notre dissonance cognitive. Ce qui arrange bien la plupart des personnes qui ne veulent pas sortir de leur zone de confort, avec leurs habitudes alimentaires. Ouvrir les yeux et faire face à cette réalité ne sont certes, pas évidents d’un point de vu social en particulier en France, mais comment pouvons-nous trouver des excuses à la souffrance? (idem pour les animaux « bio », « plein air » etc. la souffrance est la même que celles des autres animaux: maltraitance et abattage).

Et si les emballages et la publicité disaient la vérité?
Cela fonctionnerait pour certaines personnes (comme les messages de sensibilisation sur les paquet de cigarettes), pour les autres, après les premières visions « chocs » le déni et la dissonance cognitive reviennent au galop…

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AVERTISSEMENT: Des animaux ont été torturés

 

Comment pouvons-nous essayer de faire réfléchir notre entourage face à leur attitude paradoxale?

Affronter de face ces croyances est plutôt risqué voire contre-productif. Il faut éviter d’augmenter la dissonance cognitive chez notre interlocuteur.
Instaurer un dialogue qui puisse déclencher un questionnement puis une prise de conscience semble à priori la meilleure solution, à condition de faire preuve de patience et de respect vis-à vis de leur mode de vie actuel.
C’est un combat de longue haleine.
La meilleure option reste de chercher à les inspirer par notre façon d’être.
« L’important n’est pas de convaincre mais donner à réfléchir. » (Bernard Werber)

 

Maëlle Roques

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POURQUOI LE SEL EST NOTRE ENNEMI

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Comme la fumée de cigarette, nous savons que le sel minéral nuit à notre corps, et pourtant la plupart d’entre nous en consommons toujours.

Comme c’est le cas de nombreux poisons qui entrent dans notre organisme (nourriture, pollution, produits de beauté, produits d’entretien…) le sel ne nous tue pas instantanément.  En revanche, nous en devenons dépendant, ce qui affaibli notre organisme : en plus d’être esclave de cette substance addictive nuisible, nous en réclamons de plus en plus.

Avant tout qu’est-ce que le sel (chlorure de sodium)?

Nous croyons que le sel minéral est essentiel à l’organisme mais ce dont nous avons réellement besoin ce sont de ses deux composants : le sodium et le chlorure.
Le sodium stabilise l’équilibre hydrique de notre corps, il a un rôle complexe dans notre système nerveux, et c’est un composant de plusieurs produits chimiques de notre corps comme nos liquides gastriques.
Le chlorure est essentiel pour la survie de toutes les cellules du corps et pour la santé en général (à ne pas confondre avec le chlore qui est très dangereux).
Le chlorure de sodium (ou sel de table) quant à lui, est un composant raffiné que le corps ne peut pas décomposer par la digestion. La seule façon de le traiter est de l’éliminer du corps. Lorsqu’il ne peut pas être expulsé, il se dépose dans l’organisme et fait perdre leurs liquides vitaux aux cellules.
Le sel de table contient également de l’aluminium, qui attaque le système nerveux central.

Il n’y a rien de naturel à la consommation de sel

Les animaux sauvages ne consomment pas de sel. On apprend aux animaux domestiques à en consommer : les blocs de sel à lécher qu’on donne aux vaches, chevaux et autres animaux domestiques, servent à augmenter leur poids en eau pour pouvoir les vendre plus cher.

Le sel tue

Dans le Japon ancien, outre le hara-kiri pour éliminer le déshonneur, une autre méthode utilisée pour se suicider consistait à absorber 30 grammes de sel. Il en résultait la destruction de l’organisme de l’intérieur couplée à la déshydratation. Au matin la personne était morte après une longue agonie.
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Le salé est un goût travaillé, pas un goût naturel.

Cela peut se vérifier simplement en observant l’expression de dégoût d’un bébé lorsqu’on lui fait goûter du sel pour la première fois…
Contrairement à la sensation sucrée que nous sommes fait pour apprécier, le goût pour le sel est acquit avec le temps (comme toutes les autres toxines/ addictifs majeurs : alcool, café, thé, vinaigre, cacao…). C’est seulement à travers le fait d’ajouter du sel aux aliments que nous développons le goût pour celui-ci.

Le sel n’améliore pas le goût des aliments, il le réduit.

Il amoindrit notre capacité à apprécier le sucré, l’acide et l’amer. C’est pour cette raison que les personnes qui mangent salé disent souvent que les aliments n’ont aucun goût sans sel. Le sel irrite nos papilles et tue plusieurs cellules de la langue. L’effet pourrait être comparé au fait de brûler ou gratter de la peau de nos mains pour affiner notre toucher.

La consommation de sel, même en petite quantité à un impact déshydratant puissant sur le corps.

Obtenir ses minéraux du sel est un mythe

Contrairement aux plantes, nous sommes des êtres hétérotrophes, c’est-à-dire que notre organisme ne peut tirer sa substance minérale que des minéraux transformés par la plantes. A l’inverse les autotrophes peuvent tirer leur substances minérales des produits présents dans le sol et l’eau (c’est le cas des plantes).
Les minéraux doivent être convertis sous une forme colloïdale (bio disponible) pour pouvoir être utilisés par le corps, et ce processus est réalisé grâce à l’action d’une bactérie se trouvant dans les racines des plantes.

Le sel est un acide majeur, il brûle

C’est une toxine, c’est-à-dire qu’il empêche le fonctionnement normal de l’être humain. Les toxines sont dites « produits acides » : produits qui vont être agressifs, enflammants et cataboliques (destructeurs pour le corps humain).
Le sel est utilisé pour faire fondre la neige et il est assez puissant pour corroder les métaux…de la même façon il détruit les cellules de l’organisme, crée du nitrogène urinaire et des pertes de calcium (autrement dit nous urinons nos os…), il érode les muscles et les os.

L’acidose chlorhydrique engendrée par le sel, cause irritabilité, hyper-réactivité et insomnie, ce qui montre que le corps est stimulé et irrité par les poisons (on peut facilement le vérifier en re-consommant du sel après une période sans aucune trace de sel).
La consommation excessive de sel et associée au cancer de l’estomac et les reflux d’acides chlorhydrique dans l’œsophage amorcent le cancer de l’œsophage.

Il crée un gonflement du corps

Il peut générer de la rétention d’eau (œdème localisé) et/ou de l’hypertension (œdème généralisé à l’échelle du corps), c’est la solution la plus rapide que l’organisme met en place pour se protéger : il dilue les acides. Dans l’œdème, le système circulatoire garde plus de liquides dans le sang de façon à tenir le sel qu’il contient à l’écart des cellules.
Plus nous consommons de sel, plus nous détruisons et détériorons nos cellules.

Qu’en est-il des sels spéciaux ?

Sel rose de l’Himalaya, sel gris, sel rouge et sel noir d’Hawaï, sel de vin…les sels « bons pour la santé » ne sont pas différents du sel de table.

Pourquoi avons-nous envie de sel ?

Il peut y avoir plusieurs raisons, les principales étant que notre corps nous réclame du salé car il a besoin de minéraux; de plus le sel est un stimulant pour les glandes surrénales affaiblies, comme c’est le cas chez de nombreuses personnes (au même titre que le café, thé, cacao, vinaigre…).

Comment satisfaire nos besoins en sodium et chlorure et traiter la cause ?

Il s’agit de re-minéraliser/alcaliniser l’organisme avec un apport massif en minéraux sous leur forme vivante et bio disponible : le sodium naturel se trouve en abondance dans les légumes, en particulier dans les verdures (céleri, concombre, herbes aromatiques, épinards, blettes…), et les tomates.
Le chlorure naturel se trouve dans les mêmes légumes et également dans les fruits.
L’eau de coco, les algues et l’eau de Quinton sont également de très bonnes sources de minéraux (très alcalinisants).
Il s’agit également de régénérer les glandes surrénales et les émonctoires (portes de sortie de l’organisme: reins, intestins, peau) pour éliminer ces acides/toxines accumulés à l’aide de plantes médicinales adaptées (plantes fraîches à intégrer dans les plats ou jus/ smoothies,et/ou sous forme sèche en tisanes, poudres de plantes…).

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Jeter l’eau de cuisson des légumes, c’est aussi jeter 50% des minéraux et nutriments contenu dans les légumes (loi de l’équilibre/homéostasie) d’où l’intérêt de consommer les légumes en soupe, ou au moins de récupérer l’eau de cuisson pour en faire un bouillon, mais la meilleur façon de consommer ses légumes est sous leur forme vivante, c’est-à-dire crus pour les personnes qui le supportent, sinon les jus de légumes et jus verts sont une très bonne façon d’alcaliniser son organisme et de lui apporter ces minéraux indispensables.

Quelles sont les solutions ponctuelles pour aider l’organisme à éliminer le sel ?

Pour soutenir au mieux l’évacuation du sel par le corps il faut lui apporter de quoi s’alcaliniser (pour neutraliser l’acide qu’est le sel).C’est à dire les aliments riches en minéraux cités dans le paragraphe précédent. On peut également consommer des aliments drainants comme la pastèque, l’asperge qui vont soutenir les reins.

Comment obtenir le goût salé autrement?

Avec du sel de céleri (céleri déshydraté au four ou au déshydrateur et réduit en poudre), avec le céleri en général, l’eau de Quinton (aussi appelé plasma océanique), le jus de citron, les épices et plantes aromatiques, les algues (fraîches, en paillettes, en feuilles à réduire en poudre si on veut).

Pourquoi se contenter de vouloir réduire notre consommation de substances nocives?
Essayez de remplacer totalement le sel pendant 3 semaines et observez…

N’hésitez pas à partager vos expériences et conseils dans un commentaire ou à poser vos questions!

 

Maëlle Roques

LES BENEFICES D’UNE ALIMENTATION FRUGIVORE

DSCN3611Une question qui revient souvent est celle des améliorations constatées depuis le changement d’alimentation, qu’il s’agisse d’une alimentation frugivore ou d’une alimentation végétalienne.

Car oui, les changements positifs sont nombreux!

Après l’article Athlète et végétalien publié la semaine dernière, voici les améliorations que j’ai pu constaté suite à mon changement d’alimentation (débuté en Février 2012).

Changements sur le plan émotionnel :

– Bonne humeur constante : encore plus de positivisme qu’avant
– Stabilité émotionnelle
– Plus d’ouverture aux autres et d’envie d’aller vers les autres (alors que cela ne m’intéressais pas avant et j’étais assez réservée)

Changements sur le plan psychique :

– Clarté et plus grande rapidité d’esprit
– Meilleure capacité de concentration et ce pendant plus longtemps
– Meilleure mémoire : plus besoin de faire d’innombrables listes !(c’était ma grande spécialité)
– En paix avec mon corps et ma tête
– Plus grande conscience des besoins de mon organisme
– Envie de me « dépouiller », beaucoup moins d’envies de posseder des objets
– Plus grande connection avec la nature, les animaux et les humains

Changements sur le plan physique :

– Des tonnes d’énergie ! (le point le plus flagrant) que j’ai surtout pu observé pendant mon entrainement, vraiment surprenant !
– Performances sportives grandement améliorées : meilleure endurance, souplesse, force, récupération beaucoup plus rapide et courbatures énormément diminuées
– Prise de masse musculaire plus importante
– Digestion très facile et rapide : sensation de fluidité et légèreté dans tout le système digestif, ( pas étonnant, les fruits sont les aliments qui se digèrent le plus rapidement)
– Plus de coup de barre dans l’après-midi, fini la sieste! (ancienne très grande adepte)
– Très bon sommeil, beaucoup plus profond, cauchemars rares
– Peau nette, homogène disparition de mon acné (enfin !après avoir tout testé: pilule, antiobios, crèmes diverses, aromathérapie, tisanes, gélules etc..)
– Dents et blancs des yeux plus blancs
– Meilleure haleine
– Sens affinés : odorat et gout plus développés
– règles moins abondantes et moins douloureuses
– Bronzage plus rapide et intense, moins de sensibilité au soleil (pourtant blonde avec grains de beauté partout)
– Diminution des odeurs corporelles (proviennent des toxines éliminés par la peau)
– Plus de problèmes de circulation, de jambes lourdes, rétention d’eau que je me traînais depuis plusieurs années
– Aucune visite chez le médecin depuis 2 ans et demi !!

Certaines de ces améliorations sont apparues dès les premiers jours, d’autres au bout de plusieurs semaines et d’autres encore sur le moyen terme. Pleins de « petits » détails qui une fois accumulés font une sacrée différence!

Et vous quelles améliorations avez-vous constatées en introduisant plus de fruits et légumes crus à votre alimentation ?
Soyez une source d’inspiration à votre tour : partagez votre expérience dans un commentaire! Merci !

Maëlle Roques